Publié le : 05 novembre 20194 mins de lecture

Un appel a été lancé aux femmes de nationalité française par la secrétaire d’État de l’égalité entre les hommes et les femmes Marlène Schiappa, à se présenter comme candidates aux élections municipales en mars 2020. Cet appel est dû à la faible représentation des femmes dans les collectivités territoriales. D’après le tableau statistique présenté par le Ministère de l’Intérieur, seuls 17 % des femmes occupent la place de maires. Cela dit, la parité des sexes est loin d’être atteinte. Les facteurs qui expliquent cette faible représentation des femmes dans les mandats de collectivités locales sont nombreux.

Une progression lente des femmes maires

C’était à partir en 1945 que les femmes avaient le droit de voter et de se présenter aux élections municipales. D’après la source du Ministère de l’Intérieur, le pourcentage de femme maire était passé de 1 % en 1945 à 17 % en 2019. On constate une progression, mais lente de pourcentage des femmes maires. Mais, les femmes n’occupent pas le poste de présidente d’exécutifs, 84 % de collectivités territoriales sont présidées par des hommes. Il existe des disparités régionales de femmes maires : 20 % dans les communes à faible population et 14 % dans les communes à population dense. Étant donné que l’indemnité versée aux maires est très faible dans les petites communes, cela favorise la multiplication des candidatures féminines dont le salaire est perçu comme un apport financier supplémentaire au foyer.

Respect des traditions

La faible représentation des femmes dans les collectivités locales s’explique par les poids des traditions politiques et par le fait que les municipales sont plutôt présidées par des hommes. L’héritage de la culture politique fait que moins de femmes accèdent au pouvoir. En plus, les femmes sont de plus en plus exposées aux agressions sexistes quand elles occupent les sièges électifs. Cela diminue la candidature de femme maire.

Autre facteur qui détermine pourquoi il y a peu de femmes maires : le travail des élus locaux engage beaucoup de temps ; or les femmes sont occupées par des tâches ménagères et éducatives par rapport aux hommes.

Pas d’obligation de parité dans les petites communes

La loi n° 2000-493 du 6 juin 2000 dite loi de parité est obligatoire dans les communes de 1000 habitants et plus. Cette loi tend à promouvoir l’égalité d’accès des hommes et des femmes à se présenter aux mandats électoraux. C’est une liste électorale sur laquelle on compte la présentation d’un homme puis une femme. Mais les petites communes de moins de 1000 habitants, l’application de cette n’est pas obligatoire. Or, les communes de moins de 1000 habitants représentent deux tiers des communes françaises.

Dans les petites communes, le mode de scrutin n’est pas le même que dans les autres communes. Les candidatures individuelles et les listes incomplètes sont valables.